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Sécurité des compagnons : ce qu'un propriétaire voit depuis chez lui

Garde-corps absent, planche posée en travers, échelle trop courte : la sécurité des compagnons se constate depuis le sol. Ce qu'on peut dire, et à qui.

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Plancher d'échafaudage vide contre une façade, avec un garde-corps présent sur une travée et absent sur la travée voisine
Le garde-corps complet comporte trois éléments : lisse haute, lisse intermédiaire et plinthe au ras du plancher, cette dernière retenant les objets plutôt que les personnes.

Un chantier de ravalement se déroule sous vos fenêtres. Vous n'êtes ni employeur, ni contrôleur, ni homme de l'art. Vous n'avez aucune autorité sur la façon dont le travail est mené, et c'est très bien ainsi. Pourtant, la sécurité des compagnons est l'une des rares choses dont vous voyez chaque jour l'état réel, simplement parce que vous êtes là le matin quand l'équipe monte et le soir quand elle redescend.

Ce texte ne fait pas de vous un préventeur. Il sépare deux choses que l'on confond souvent : juger une méthode de travail, ce qui n'est pas votre rôle et dont vous n'avez pas les moyens, et constater un fait matériel, ce que n'importe qui peut faire depuis son jardin. Un garde-corps qui manque sur un plancher est un fait. Le choix d'un mode opératoire de reprise d'arête ne vous regarde pas.

Le sujet des passants, des enfants et des animaux qui circulent autour de l'emprise a son propre traitement dans sécurité des tiers autour du chantier. Ici, on regarde vers le haut : ceux qui travaillent.

Ce qui se constate sans compétence, et ce qui ne se constate pas

Il existe un test simple pour savoir si une observation est légitime. Une observation tient si elle réunit trois conditions : elle est visible depuis le sol ou depuis une fenêtre, elle se décrit en une phrase sans vocabulaire technique, et elle ne demande aucune interprétation. « Le plancher du deuxième niveau, côté jardin, n'a pas de garde-corps » remplit les trois. « L'échafaudage me paraît mal contreventé » n'en remplit aucune : il faut savoir ce qu'est un contreventement, il faut voir l'ensemble de la structure, et il faut un jugement.

Cette frontière n'est pas une politesse. Elle vous protège. Une observation factuelle ne peut pas vous être reprochée : vous décrivez ce que vous voyez. Un jugement technique, lui, vous fait entrer sur un terrain où vous n'avez rien à gagner, et où vous risquez de brouiller les responsabilités de chacun.

L'entreprise est l'employeur. C'est elle qui doit à ses salariés les moyens de travailler en sécurité : le matériel, la formation, l'organisation, l'encadrement. Cette obligation lui appartient entièrement, et elle ne se partage pas avec vous. Quand plusieurs entreprises interviennent sur une même opération, la réglementation prévoit en plus une coordination en matière de sécurité et de protection de la santé. Pour un ravalement mené par une seule entreprise avec son propre échafaudage, cette coordination n'a généralement pas lieu d'être : tout repose sur l'organisation interne de la société.

Votre place est donc en dehors. Mais en dehors ne veut pas dire aveugle.

Pourquoi la sécurité des compagnons vous concerne quand même

Trois raisons, et aucune n'est morale.

La première tient au lieu. L'accident, s'il arrive, arrive chez vous. Sur votre terrain, contre votre mur, à cause parfois d'une chose qui vous appartient. Le droit connaît la responsabilité que l'on peut engager du fait des choses que l'on a sous sa garde. Une dalle de terrasse qui bascule sous un pied d'échafaudage, une margelle de puits recouverte de planches, un regard sans couvercle dans l'herbe haute, une ligne électrique aérienne qui traverse le jardin, un balcon dont vous savez qu'il bouge : ce sont vos choses, et vous êtes le seul à connaître leur histoire. Ce que vous savez et que vous n'avez pas dit se retourne contre vous. Ce que vous avez signalé par écrit avant le démarrage ne se retourne contre personne.

La deuxième tient au chantier lui-même. Un accident grave arrête tout. L'échafaudage reste en place, personne n'y remonte, une enquête interne s'ouvre, l'inspection du travail peut se déplacer, l'assureur de l'entreprise entre dans le dossier. Le retard ne se compte plus en jours mais en semaines, et parfois davantage si l'équipe qui devait finir chez vous est celle qui a été touchée. Vous n'y êtes pour rien, et vous en subissez tout.

La troisième est la plus utile au quotidien : la sécurité est un révélateur. Une entreprise qui monte un échafaudage complet, avec ses planchers pleins, ses plinthes et ses garde-corps aux trois niveaux, est une entreprise qui a payé le temps de le faire. Elle a donc probablement aussi payé le temps de la préparation du support, du brossage des fonds, du séchage entre couches. Celle qui économise sur le seul poste où l'économie se voit d'en bas économise rarement là uniquement. Le rapport entre la tenue d'un échafaudage et la tenue d'un enduit n'est pas technique, il est comptable : c'est le même devis, la même journée d'homme, la même façon de compter.

Ce n'est pas une règle infaillible, mais c'est un signal précoce. Il se lit dans la première semaine, quand il est encore temps de poser des questions.

Les questions de propriété, de responsabilité et d'accès à la structure elle-même sont détaillées dans l'échafaudage : sécurité, responsabilités et accès hors horaires.

Les cinq situations qui se voient depuis le sol

Aucune de ces cinq situations ne demande de connaître le métier. Toutes se décrivent en une phrase. Aucune n'a d'explication acceptable qui ne serait pas visible en même temps.

Un plancher sans garde-corps

Un plancher d'échafaudage sur lequel on travaille est bordé, côté vide, d'une protection à trois éléments : une lisse haute, à hauteur de poitrine environ, une lisse intermédiaire à mi-hauteur, et une plinthe au ras du plancher. La plinthe n'est pas là pour les personnes, elle est là pour les objets : elle empêche un outil ou un seau de partir dans le vide d'un coup de pied. Les trois éléments forment un ensemble ; il en manque un et l'ensemble ne remplit plus sa fonction.

Ce qui se constate depuis le sol : un niveau où l'on voit passer les jambes des compagnons, sans rien entre eux et le vide. Ou un garde-corps présent sur trois travées et absent sur la quatrième, souvent celle du bout, celle qui longe l'angle, celle qu'on a montée en dernier un vendredi soir.

Le cas particulier à connaître, et il est important : pendant le montage et pendant le démontage, l'échafaudage n'a pas ses protections définitives. C'est la phase la plus exposée du métier, et les monteurs y travaillent avec des équipements individuels et des méthodes qui leur sont propres. Voir des hommes sur une structure incomplète le jour du montage n'a rien d'anormal. Voir la même structure incomplète le mercredi de la troisième semaine, avec des seaux d'enduit dessus, est autre chose.

La planche posée entre deux niveaux

Celle-là est la plus reconnaissable de toutes. Deux planchers ne se rejoignent pas exactement, ou il faut atteindre un point qui n'est pas desservi : une planche isolée, parfois deux, est posée en travers pour faire le pont. Rien ne la fixe, rien ne la borde, elle repose sur ce qu'elle trouve.

Ce n'est pas un plancher. Un plancher d'échafaudage est un élément dimensionné, verrouillé sur ses appuis, dont le fabricant garantit la charge admissible et qui ne peut pas se soulever quand on marche à une extrémité. Une planche posée n'a aucune de ces propriétés. Le danger n'est pas seulement qu'elle casse : c'est qu'elle glisse, qu'elle bascule, ou qu'elle se soulève à l'autre bout quand quelqu'un pose le pied près du bord.

On la voit très bien d'en bas, précisément parce qu'elle rompt l'alignement. Les planchers d'un échafaudage sont réguliers, de la même couleur, de la même largeur. Une planche de bois brut posée en biais entre deux niveaux se remarque au premier coup d'œil, y compris par quelqu'un qui n'a jamais vu un chantier.

Une échelle qui s'arrête au niveau du plancher

Quand l'accès aux niveaux se fait par échelle plutôt que par escalier, l'échelle doit dépasser franchement le plancher d'arrivée — de l'ordre d'un mètre. Ce dépassement n'est pas une marge de confort, c'est ce qui permet de tenir quelque chose avec les mains pendant le dernier mouvement, celui où l'on passe du barreau au plancher, et celui du retour, qui est le plus dangereux des deux parce qu'on descend à reculons.

Une échelle qui affleure le plancher oblige à lâcher prise et à se rétablir sur les bras. Elle se repère très facilement : regardez le sommet de l'échelle et le bord du plancher. Ou bien les montants dépassent nettement, ou bien ils s'arrêtent là. Il n'y a pas d'entre-deux.

Deux autres points se voient aussi bien : le pied de l'échelle doit être stable et calé, pas posé sur un talus meuble ou sur une planche instable ; et l'échelle doit être attachée en haut, ou tenue, pour ne pas partir sur le côté. Une échelle appuyée qui glisse latéralement est un accident classique, sans hauteur nécessaire pour être grave.

Un travail en hauteur sans protection collective ni harnais

Il arrive qu'un point ne soit pas desservi par l'échafaudage : une souche de cheminée, un débord de toiture, un pignon qui dépasse l'emprise, un rejingot d'appui à reprendre. La règle générale de la prévention donne la priorité aux protections collectives — celles qui protègent tout le monde sans que personne ait à faire un geste : garde-corps, plancher, filet. Ce n'est que lorsqu'une protection collective ne peut pas être installée que l'on recourt à l'équipement individuel, c'est-à-dire au harnais.

Un harnais ne fonctionne que s'il est relié à quelque chose. C'est ce point qui se constate depuis le sol : non pas la présence des sangles sur le corps, mais celle d'une longe qui part du dos du compagnon et va s'accrocher ailleurs. Un harnais porté sans être connecté ne retient rien du tout. Il est fréquent de le voir : l'équipement est là, il a été fourni, il est enfilé, et la longe pend le long de la jambe.

Ce qui doit vous arrêter, c'est la combinaison : quelqu'un travaille au-dessus du dernier plancher, ou en dehors de l'emprise de l'échafaudage, et il n'y a ni garde-corps autour de lui, ni ligne d'attache visible. Vous n'avez pas à savoir quel dispositif aurait été le bon. Vous constatez qu'il n'y en a aucun.

Un plancher encombré

Un plancher d'échafaudage est un lieu de travail dont la largeur utile est mesurée. Ce qui est posé dessus la réduit d'autant. Un plancher où l'on enjambe des sacs, des seaux d'eau, des chutes de polystyrène, un fût de résine, des tuyaux enroulés et des cartons de sous-enduit n'a plus de passage libre. Les compagnons circulent alors sur les bords, c'est-à-dire du côté du vide, et souvent en portant quelque chose des deux mains.

Cela vaut aussi pour ce qui traîne au sol au pied de la structure : c'est là que tombent les objets, c'est là qu'on passe en portant, et c'est là que les pieds de l'échafaudage doivent rester dégagés pour rester visibles et vérifiables.

L'encombrement se lit d'en bas. Il est aussi le meilleur indicateur d'organisation dont vous disposiez, et il rejoint directement les points observables décrits dans ce qu'un chantier propre veut dire concrètement. Un chantier où les matériaux sont approvisionnés en juste quantité, remontés le matin et redescendus le soir, est un chantier tenu. Un plancher qui devient un entrepôt est un plancher où le travail a pris du retard sur le rangement.

Ce que vous ne pouvez pas juger, et qui n'est pas anormal

La symétrie est nécessaire : certaines choses vous paraîtront dangereuses sans l'être, et parler trop vite abîme le crédit de vos observations suivantes.

Un compagnon sans casque, seul au sol, à dix mètres de la façade, à l'heure de la pause : rien ne vous dit qu'il aurait dû le porter à cet endroit précis. Un harnais dont vous ne voyez pas le point d'ancrage : il est peut-être fixé du côté opposé, hors de votre vue. Un échafaudage qui semble ne pas toucher le mur : les ancrages traversent parfois par les fenêtres, à l'intérieur. Une structure qui bouge légèrement quand on marche dessus : un échafaudage n'est pas un bâtiment, une souplesse limitée est normale. Une nacelle ou un chariot que vous ne savez pas lire : ce sont des engins soumis à des règles de conduite et de vérification que vous n'avez pas les moyens d'apprécier.

Le réflexe utile est de regarder deux fois, à deux moments différents, avant de dire quelque chose. Une situation transitoire de dix minutes n'est pas une situation installée. Ce qui est encore là le lendemain matin ne relève plus du hasard.

À qui en parler, et avec quels mots

Il y a trois interlocuteurs possibles sur un chantier, et un seul est le bon. Leurs rôles respectifs sont détaillés dans qui parle au propriétaire : conducteur, chef d'équipe, compagnons.

Le compagnon n'est pas votre interlocuteur. Il exécute ce que son encadrement lui demande, avec le matériel qu'on lui a fourni. Lui adresser une remarque sur sa sécurité, c'est le placer entre vous et son employeur, dans une position où il n'a rien à décider et tout à perdre.

Le chef d'équipe est le bon interlocuteur pour l'immédiat, parce qu'il est présent et qu'il peut agir dans l'heure. C'est à lui qu'on signale un garde-corps absent le matin même.

Le conducteur de travaux, ou le patron dans une petite structure, est le bon interlocuteur pour tout ce qui dure : une situation qui revient, une observation faite deux fois, un point sur lequel rien n'a bougé.

La formulation compte autant que le destinataire. Trois règles suffisent. Décrire, et rien d'autre : ce que vous avez vu, où, quand. Ne pas prescrire : vous ne dites pas ce qu'il faut faire, vous n'avez aucune raison de le savoir. Ne pas qualifier : le mot « dangereux » est un jugement, pas une observation, et il déclenche immédiatement une défense.

Ce qui donne, dans les faits : « Ce matin, sur le plancher du deuxième niveau côté jardin, il n'y a pas de garde-corps côté rue. Je vous le signale. » Rien de plus. La réponse d'une entreprise sérieuse tient en une phrase et en une heure de travail. Une réponse qui explique longuement pourquoi ce n'est pas grave est une réponse en soi.

Si rien ne change et que la situation vous paraît sérieuse, passez à l'écrit — un courriel daté suffit, il n'a pas besoin d'être solennel. Vous décrivez, vous datez, vous conservez. Si vous estimez être devant un danger grave et imminent pour des personnes, l'inspection du travail est l'autorité compétente, et son existence n'a pas à être brandie comme une menace dans une conversation de chantier.

Ce qu'il ne faut surtout pas faire

Cette liste est courte et elle est stricte. Chacun de ces gestes part d'une bonne intention.

  • Donner une consigne technique directement à un compagnon. C'est la faute principale. Vous n'êtes pas son employeur ; s'il vous obéit et qu'il se blesse, la chaîne des responsabilités devient illisible. Le droit connaît l'immixtion du maître d'ouvrage dans la conduite des travaux, et elle peut réduire ce que vous pourrez ensuite reprocher à l'entreprise. Vous perdez donc deux fois.
  • Monter sur l'échafaudage. Jamais, pas même le dimanche, pas même pour regarder. Vous n'êtes ni formé ni assuré pour être là, et votre présence sur la structure change la nature du problème si quelque chose arrive.
  • Prêter du matériel. Votre échelle, votre escabeau, votre rallonge électrique, votre meuleuse. Ce matériel n'est pas vérifié dans le cadre de l'entreprise, et il devient votre chose sous votre garde, utilisée par quelqu'un d'autre, chez vous.
  • Demander un petit travail en plus, hors devis. Le crochet à poser, la gouttière à décrocher, la branche à couper depuis le plancher. Hors du marché, ce travail n'est couvert par rien, et il se fait presque toujours dans des conditions improvisées.
  • Offrir de l'alcool. L'usage existe, la fin de chantier s'arrose parfois. Pas pendant les heures de travail, et pas en hauteur : cela n'a pas besoin d'être développé.
  • Photographier les personnes. Photographiez les ouvrages, jamais les visages. Un cliché de compagnon publié ou envoyé à un tiers vous met en tort, y compris si votre intention était de signaler un manquement.

Écrire ce que l'on a vu, sans en faire un dossier

Une observation orale disparaît. Une observation écrite existe. Ce n'est pas une question de méfiance, c'est une question de mémoire : trois mois plus tard, personne ne se souviendra du jour ni des mots.

La bonne pratique est légère. Une ligne datée, dans le même support que le reste du suivi, décrit dans : ce que vous avez constaté, à qui vous l'avez dit, ce qui a été répondu, et si la situation a changé le lendemain. Cinq lignes par semaine au maximum, et la plupart des semaines, aucune.

Deux compléments utiles. Prenez la photo le soir, quand l'échafaudage est vide : vous documentez l'ouvrage et personne n'y figure. Et signalez par écrit, avant le démarrage, tout ce que vous savez de votre propre bien et qui ne se voit pas : le puits comblé, la fosse, la verrière, la dalle de garage fissurée, la ligne aérienne, l'ancienne cuve. Cette liste est courte à écrire et elle vous couvre entièrement. Vous ne pouvez pas être tenu d'avoir tu ce que vous avez dit.

Questions fréquentes

Suis-je responsable si un compagnon se blesse chez moi ?

En principe, non : l'accident du travail relève de l'employeur et du régime des accidents du travail, et c'est l'entreprise qui doit à ses salariés les conditions de leur sécurité. Votre responsabilité peut néanmoins être recherchée dans un cas précis : quand le dommage vient d'une chose dont vous avez la garde ou d'un danger propre à votre bien que vous connaissiez et n'avez pas signalé. D'où l'intérêt de la liste écrite remise avant le démarrage. Un second cas existe, plus rare et plus grave : celui où vous avez vous-même donné les instructions de travail, ce qui vous fait ressembler à un employeur de fait.

Puis-je demander l'arrêt du chantier si je vois quelque chose d'anormal ?

Vous n'avez pas le pouvoir d'arrêter le travail d'une entreprise, et ce pouvoir appartient à d'autres. Ce que vous pouvez faire, c'est signaler au chef d'équipe puis au conducteur de travaux, par écrit si nécessaire, et refuser tout ce qui dépend de vous : l'accès à votre terrain hors emprise, une intervention hors devis, la mise à disposition de vos propres moyens. En cas de danger grave et imminent, l'inspection du travail est l'autorité à saisir. Cela reste une démarche sérieuse, à réserver aux situations qui le sont.

Dois-je fournir l'eau, l'électricité et des toilettes à l'équipe ?

Les moyens de travail et les installations d'hygiène relèvent de l'entreprise, mais leur mise à disposition sur place se convient au départ. C'est un point qui doit être arrêté avant le premier jour plutôt que découvert le matin même, en même temps que l'emplacement de la base-vie et l'accès aux sanitaires. Ce qui est certain : une équipe sans point d'eau ni sanitaire à proximité improvise, et l'improvisation finit toujours par se voir ailleurs.

Un compagnon me dit lui-même que ce n'est pas sécurisé. Que faire ?

Écoutez, ne commentez pas, et ne le citez pas. Répéter « votre compagnon m'a dit que » le désigne, et il en supportera les conséquences bien après votre chantier. Ce que vous pouvez faire, c'est aller voir vous-même ce dont il parle, et le signaler comme votre propre constat s'il remplit les trois conditions habituelles : visible, descriptible en une phrase, sans interprétation.

Faut-il prévenir mon assurance avant le chantier ?

Un appel à votre assureur avant le démarrage coûte dix minutes et clarifie deux points : ce que couvre votre contrat pendant des travaux sur votre bien, et ce qui change quand une structure est montée contre la maison. C'est aussi l'occasion de vérifier que vous détenez l'attestation d'assurance de l'entreprise, en cours de validité à la date d'ouverture du chantier et mentionnant l'activité réellement exercée. Ce document se demande avant la signature, pas après le sinistre.

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